CHOMO découvre la technique du bois brûlé dans les années 1950 lors de ses séjours à Achères-la-Forêt. Le bois sculpté, incisé, gravé puis brûlé s’inscrit à la rencontre de ses obsessions pour la nature et le feu. Exposés pour la première fois en 1960 lors de l’exposition chez Camion, les bois brûlés provoquent un engouement réel chez les derniers surréalistes. Breton revient plusieurs fois à l’exposition. C’est pour protéger ces œuvres que CHOMO créé son premier bâtiment : le sanctuaire des bois brûlés.
La Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier décide d’acheter pour son siège à Luxembourg la Grande roue de bois brûlé, phare de l’exposition Camion en 1960. « C’est du charbon de bois et ça brille comme l’acier. Nous avons un crédit de deux millions et demi. On est venu acheter une œuvre d’art dans une galerie de Paris, il y en a 500 et c’est dans l’a vôtre qu’on s’arrête. » expliquent les représentants de l’Europe en construction. Quand CHOMO apprend l’identité de l’acheteur il coupe les ponts, refusant que son travail devienne le symbole d’une l’industrie qui pollue la terre !